Palabres Culturelles Internationales

Rencontres internationales de jeunes et d'artistes
du 1er au 21 juillet 2011
A Tananarive / Majunga (Madagascar)
SOUS L'EGIDE DE L'UNESCO
Sur les traces des Surfs, J.J. Rabéarivelo, Flavien Ranaivo

Concours talents de la musique

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Culture Cinéma

L’avenir du cinéma malgache repose sur sa qualité

Le cinéma malgache est né en 1947 d’un documentaire tiré sur l’histoire de « La mort de Rasalama » réalisé par Raberojo. Ramampy avec Dahalo dahalo, Solo Randrasana et son Ilo tsy very, Raymond Rajaonarivelo avec Tabataba et Mahaleo.
En raison du manque de matériel et du coût élevé de la réalisation, faire des films en 16  ou 35 mm était devenu presque impossible à Madagascar. Un problème qui a conduit certains réalisateurs à se tourner vers la réalisation de films vidéo. Quelques films comme Le prix de la paix d’Abel Rakotonzanany François sont produits sur ce support. Le premier grand boom de l’histoire du vidéo film à Madagascar se situe en 2000 avec Light Production qui a réalisé Vato mandoro, une œuvre de Germain Andriamanantena et Henri Randrianierenana et joué par Gégé Rasamoely, suivi par d’autres longs métrages comme Raharaha 254, Tsimbadika 00, Ady saritaka…

Quelques acteurs ayant participé à certains films de Light Production ont par la suite volé de leurs propres ailes et créent leurs maisons de productions comme Avoko Production et Maxi Studio de Volatiana…avec les progrès de la technologie numérique. Au début du XXe siècle, une vingtaine de maisons de production sortent chaque mois au moins un film. Une surproduction débordante qui a conduit au déclin de la production, les cinéphiles désertent les salles de cinéma, préférant regarder les films devant le petit écran.

Les producteurs décident alors de sortir leurs œuvres sur des supports en VCD. Ces derniers temps, seules deux maisons de production, en l’occurrence, Scoop Digital et Meva production, arrivent encore à attirer des foules avec quelques films à succès comme Malok’ila ou Rafozam-tsarotiny…Pourtant, d’autres activités promettent un avenir meilleur pour le septième art malgache comme les « rencontres du film court » devenues une école pour les réalisateurs malgaches qui se contentent d’être autodidactes depuis des années, les acteurs comme les scénaristes.

Festival du Court Métrage Clermont-Ferrand 2012

Extrait de l’Express de Madagascar, hors série, juin 2010

 

Le cinéma malgache : Kanto Production pense aux festivals prestigieux

L'avenir des acteurs talentueux comme Tsarafara reste en pointillé

L'avenir des acteurs talentueux comme Tsarafara reste en pointillé.

Pari réussi pour Kanto Production, dirigée par Lova Rasamimanana dans son optique de mener la musique malgache vers la consécration internationale.

Le premier pas a été franchi par l'organisation des grands concerts d'artistes de légendes malgaches comme les Mahaleo, Jaojoby et prochainement Erick Manana.
Le concert de ce dernier à l'Olympia sera le dernier challenge de Kanto Production cette année.

D'après les explications de Lova Rasaminana, il y a d'autres défis à relever sur le plan culturel à Madagascar et le premier d'entre eux sera la revalorisation du cinéma. Un autre projet qui lui tient à cœur outre ceux concernant la musique et le sport.
Pour lui, l'idéal serait d'emmener la production cinématographique malgache dans des grands festivals comme à Cannes ou Hollywood.

A l'allure où vont les choses, il est fort probable que son vœu sera exaucé puisque bon nombre de producteurs malgaches sont prêts pour une aventure internationale, d'ailleurs, il y a ceux qui envisagent prochainement de produire des films au format reconnu internationalement, notamment en 35 mm.

Certains envisagent également dans un premier temps de sous-titrer leurs longs métrages pour pouvoir s'immiscer graduellement dans le monde du 7e art mondial.

Tout est à refaire !

L'argent ne suffit pas pour se faire une place dans la production cinématographique mondiale. Madagascar regorge d'atouts considérables, dixit Jim Carrey lors de son passage dans la Grande île mais c'est à nous de mieux les appréhender afin de mieux les exploiter.

En premier lieu, le paysage, unique, loin des paysages stéréotypés des studios occidentaux et qui pourrait nous favoriser dans l'élaboration de scénarios très originaux.

Pourtant, le manque de qualification de nos acteurs (comédiens, techniciens) a été toujours pointé du doigt, sans que les responsables compétents ne bougent pour offrir au moins des formations en l'absence des écoles spécialisées.
Les producteurs de films locaux sont pour quelque chose dans la réussite ou l'échec de la démarche vers la normalisation. Eux qui se contentent la plupart du temps de leur renommée locale. En attendant la naissance d'un projet sérieux et pérenne, il faut entériner la guéguerre intestine entre les producteurs au préalable.

Rindra R. Mercredi, Courrier de Madgascar - 21 octobre 2009

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