Palabres Culturelles Internationales

Rencontres internationales de jeunes et d'artistes
du 1er au 21 juillet 2011
A Tananarive / Majunga (Madagascar)
SOUS L'EGIDE DE L'UNESCO
Sur les traces des Surfs, J.J. Rabéarivelo, Flavien Ranaivo

Concours talents de la musique

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Économie Intégration régionale

Le Sommet de l’OCAM, point de départ de la Francophonie

La naissance de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM) était d’une singularité sans précédent en droit international. Mise sur pied à Nouakchott en Mauritanie le 12 février 1965, cette organisation internationale n’avait pas encore de chartre constitutive .Un simple communiqué final de cette conférence en terre mauritanienne qui a vu la participation de 12 chefs d’ Etat, dont le Malgache Philibert Tsiranana, a permis à  l’ organisation de fonctionner.

Il a fallu attendre la conférence au Sommet de l’OCAM dans la capitale malgache, un an plus tard, du 25 au 28 juin 1966, pour qu’une chartre soit enfin adoptée. Elle porte la date du 27 juin 1966.Un traité instituant le marché africain et malgache du sucre a été également avalisé.

Les 12 pays africains francophones déjà présents à Nouakchott ont été représentés au plus haut niveau à Antananarivo. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun, du Togo, du Niger, du Tchad, de Madagascar, de la Haute Volta (devenue Burkina Faso), du Dahomey (actuel Bénin), de la République centrafricaine, du Congo Brazzaville ainsi que du Gabon. Le Rwanda et le Congo Kinshasa y ont été représentés par des ministres.

Le chef de l’Etat nigérien, Hamani Diori, a été élu président de l’OCAM pour un an, lors de ce Sommet tananarivien. Ce dernier, avec Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal à  l’époque, ont été mandatés par leurs pairs « à prendre les contacts utiles en vue de la réalisation de la Francophonie dans les domaines culturel et économique ».
Deux mois après, Hamani Diori se rend à Paris pour présenter le fameux projet de la Francophonie au général De Gaulle.

Pendant un certain temps, l’OCAM se présentait comme un concurrent de l’OUA (Organisation de l’Unité africaine) en proie à une crise. La toute nouvelle organisation des pays africains francophones était en effet ouverte à tout Etat africain qui serait en accord avec la chartre. Elle disparaît en 1981.

Extrait de l’Express de Madagascar, hors série, juin 2010

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