Palabres Culturelles Internationales

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du 1er au 21 juillet 2011
A Tananarive / Majunga (Madagascar)
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Madagascar Faune et Flore

80 à 90 % d’endémisme, pour cette île détachée du continent africain

Un savant du nom de Commerson parlait de « sanctuaire » de la nature à propos de Madagascar. Il évoquait par là à la fois la spécificité et le mystère d’un environnement unique au monde. Détaché du continent primitif africain il y a plusieurs dizaines de millions d’années, l’île possède, en effet, une grande diversité en matière de faune et de flore, qu’on ne retrouve, pour la plus grande majorité des espèces, nulle part ailleurs. Un vrai bestiaire, ou disons une arche de Noé de la nature, âgé de 25 millions d’années. Un seul chiffre en dit plus long que n’ importe quelle phrase : 80 à 90 % d’endémisme. Il existe, par exemple, sept espèces de baobab, alors qu’une seule a colonisé la totalité du continent africain. Ainsi y a-t-il longtemps que la particularité de la nature malgache a fait connaître l’île comme un fameux laboratoire d’étude des mécanismes évolutifs.
Conséquence de son insularité, la faune de Madagascar marque sa différence. Il n’existe pas, en effet, de gros mammifères terrestre comme en Afrique. Le roi des animaux, ici, c’est le lémurien, symbole même de cette nature unique parce qu’il ne vit pratiquement qu’à Madagascar. Malgré la ressemblance, ce n’est pas un singe mais un prosimien, plus primitif. Une trentaine d’espèces très différentes se partagent le territoire, du fameux maki diurne à la queue annelée de noir et de blanc jusqu’ au surprenant aye-aye, lémurien nocturne au doigt médian très allongé Au pays de la « Lémurie », les lémuriens sont les rois de la faune.
Madagascar connaissant presque tous les climats, imaginez la variété de la Flore… 90 %  d’endémisme, encore plus que la faune.

 

Le guide du routard, Hachette, 2010

 

Tortues de Madagascar : 30 000 dollars l’unité sur le marché noir

Au moins un millier de tortues terrestres sont capturées illégalement dans le sud de l'île chaque semaine, selon une étude de WWF.

Le commerce illicite des espèces de tortues endémiques de Madagascar, menacées de disparition, continue librement, selon notre confrère Midi Madagascar. Ces animaux n'ont été saisis que dans leurs pays de destination, comme en Allemagne et en Thaïlande. Par exemple, les services des Douanes de Francfort ont saisi, début octobre,  98 tortues de grande valeur, dont des tortues à soc connues sous le nom scientifique « Asterochelys yniphora », une espèce rare qu'on trouve seulement dans la Grande Ile. Chaque animal pourrait être acquis à 30 000 US dollars  sur le marché noir. Notons que les tortues à soc ou « Angononoka » tout comme les tortues radiées, bénéficient d'un statut d’espèce « strictement protégée », c'est-à-dire qu'elles sont bannies du commerce international, selon la convention de Washington sur la protection des espèces en voie de disparition ou CITES. En effet, on ne recense plus qu'une centaine d'individus  vivant dans la nature. Et pas plus tard que lundi, les autorités de l'aéroport international de Suvarnabhumi en Thaïlande, ont saisi une cargaison illégale de 217 tortues de Madagascar. Un Malgache âgé de 39 ans, a été arrêté. Un millier de tortues terrestres sont capturées illégalement dans le Sud de Madagascar, chaque semaine, et alimente donc un vaste trafic international, à partir de Madagascar. Les trafics sont-ils autorisés ou échappent-ils vraiment au contrôle des autorités malgaches, se demande notre confrère Midi Madagascar.

Lexpress.mu, le 13 octobre 2010

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle espèce de lémurien découverte

Les experts de l’organisme Conservation International ont découvert récemment une nouvelle espèce de lémurien dans une forêt de Madagascar. Sitôt découverte, cette espèce est déjà menacée à l’instar de ses cousins lémuriens et d’une grande partie de la faune de Madagascar.

Une nouvelle espèce de lémurien découverte

Malgré la déforestation à outrance qui mine l’île depuis plusieurs années, Madagascar recèle encore des trésors enfouis dans le peu de forêt encore debout. En effet, une équipe de scientifiques emmenée par le Dr Russ Mittermeier, expert sur les primates et président de Conservation International, a découvert une nouvelle espèce de lémurien dit à fourche dans les forêts sèches de Daraina, dans le nord de la Grande Ile. "Il s’agit encore une fois d’une découverte remarquable faite à Madagascar, un pays de la plus haute importance au monde et un des endroits les plus extraordinaires sur notre planète mais très sensible en matière de biodiversité", a indiqué le Dr Russ Mittermeier qui n’a pas manqué de souligner le caractère remarquable de cette découverte dans le contexte où le pays a déjà perdu plus de 90% de sa végétation d’origine.

Il est à noter que Madagascar est le seul pays au monde à abriter les lémuriens qui comptent plus d’une centaine d’espèces réparties dans toute l’île. La présence de cette famille de primate est une aubaine pour la Grande Ile qui figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Grâce aux lémuriens et à sa biodiversité hors du commun, Madagascar a un fort potentiel en matière d’écotourisme. Malheureusement, l’habitat naturel de ces animaux diminue considérablement à cause de la déforestation.

                                                                                                                Linfo.re, vendredi 31 décembre 2010

 

 

 

 

Faune et Flore
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